Le 27 octobre prochain paraît «Ça ne finira jamais»
un disque taillé pour la scène.
C'est une évidence: Johnny Hallyday est un mythe, une légende vivante. On n'aura jamais autant parlé de lui que depuis qu'il a annoncé sa dernière tournée, prévue l'an prochain. Mais il ne se repose pas pour autant sur ses lauriers. A peine un an après la sortie de son album de blues, «Le coeur d'un homme» (écoulé à plus de 600 000 exemplaires!), le voici de retour avec «Ça ne finira jamais». Cet album de variété rock, taillé pour la scène, lui donne ainsi un répertoire évident pour sa tournée et fait taire toutes les mauvaises langues sur la santé musicale et vocale du chanteur.
En guise de cure de jouvence, il a fait appel à la génération actuelle: Raphaël, Grand Corps Malade, Calogero ou Christophe Maé. Il n'oublie pas pour autant les valeurs sûres, tel Francis Cabrel, qui lui signe un magnifique «Je m'arrête là». Enregistré entre Londres et Los Angeles, sous la houlette de Philippe Uminski et de Bob Clearmountain, ce nouveau disque peut d'ores et déjà prétendre à des records de vente. En attendant sa sortie officielle le 27 octobre, nous l'avons écouté pour vous.
L'amour et la scène
L'album s'ouvre sur «Ça ne finira jamais», premier single de rock pur jus mis en musique par Calogero. «Ça ne peut pas finir/Y'a trop de souvenirs/Ça n'finira jamais/On refera la route/Je te le promets/Je ne suis que la somme des mains qui se tendent, des coeurs qui attendent/Je suis ceux qui m'ont aimé», chante Johnny. Promesse d'un retour à la scène alors que Jojo est censé faire ses adieux l'an prochain? A voir...
Suit «Je n'appartiens qu'à toi», slow bluesy signé Raphaël sur lequel les couples se formeront et les coeurs s'échaufferont, et où Johnny démontre qu'il sait aussi se faire plus doux.
L'amour, encore, dans «Ça peut changer le monde», chanson pleine de bons sentiments et de pardon. Un titre enjoué et rassembleur où les cuivres se marient parfaitement aux guitares.
L'amour, toujours, avec «Si mon coeur», composé par le fiston, David Hallyday, et écrit par Grand Corps Malade. Un rock puissant où le chanteur promet: «Je serai à la hauteur.»
Il semblerait qu'«Etat de grâce» ait été écrit pour son épouse Laeticia tant les mots collent à leur histoire: «Je vivais à l'ombre de ma vie/Je n'étais rien qu'un homme en sursis, abîmé/Je dormais à l'ombre quelques heures/La nuit je la passais ailleurs/Si je suis en état de grâce, c'est grâce à toi», entonne le chanteur. Avec sa belle mélodie évidente, ça pourrait très bien être le prochain single.
Riche en surprises
Mais l'un des sommets de cet album est sans conteste «Je m'arrête là», titre phare au tempo rhythm'n'blues, où Francis Cabrel fait dire à Johnny: «Entre les motos de police tous les soirs à la même heure/J'ai rejoint le fond des coulisses comme ma seconde demeure/Dans les bras levés de la foule, j'ai trouvé des doses d'amour et j'ai fini par croire que toutes les routes mènent aux marches qui montent à la scène.» Cette chanson remplacera-t-elle «Allumer le feu», le titre fait pour la scène?
Puis s'enchaînent «C'est pas une vie», jolie ballade acoustique, «Etreintes fatales», chanson soutenue par un harmonica et un phrasé chers à Christophe Maé qui l'a composée, et «On s'est aimés», un bon titre rock. Jusqu'à «Emily», autre incontournable de l'album, qui mêle sons country et mariachi, et «Unchained Melody», reprise des Righteous Brothers chantée en duo avec l'Anglaise Joss Stone. Amour, enfin, avec «Je voudrais tellement» suivi de «Je tiendrai bon» - une nouvelle promesse de retour? - qui clôt l'album.
A 65 ans, Johnny Hallyday prouve qu'il peut encore se renouveler et nous surprendre. Parce qu'avec Johnny, «ça ne finira jamais».